La purge de Dalaran

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La purge de Dalaran

Message  Atia le Dim 27 Jan 2013 - 22:57

Rapport sur la purge de Dalaran
1 semaine apres les evenements


J’ai longuement attendu avant de coucher sur le papier ces quelques mots. La douleur des événements survenus risquait de nuire à mon objectivité et je me devais de dénouer l’enchainement des faits ayant conduit à cette tragédie. J’espère qu’avec un peu de recul j’arriverais à écrire au mieux ce que nous avons vécu. Mais avant mon récit, je tiens à remercier la Maison Portelune et le clan Terre-Mère pour leur participation à cette opération.

En guise d’introduction, je vais essayer de transcrire les événements qui ont conduit à notre opération.

Depuis son débarquement en Pandarie, le Chef de Guerre Garrosh a montré une fascination obsessionnelle pour les mogus, leur culture et leur savoir, voulant prendre modelé sur l’empire de cette race pour fonder un empire de la Horde, probablement avec les orcs comme seigneur et les autres races comme vassaux. En collaboration avec Lor’themar et le reliquaire, il a conduit de nombreuses fouilles et découvert l’existence d’un artefact très puissant, La Cloche Divine. Cette cloche était sensée donné à son possesseur le contrôle des énergies Sha, un pouvoir dangereux, mais tentant. Trop empressé d’en savoir plus, il a envoyé des membres du reliquaire fraichement débarqué sans préparation, ni renseignement ni soutiens dans des ruines Mogus. L’opération qui suivit fut un désastre, une partie de l’équipe d’elfe de sang fut tuée ou emprisonnée. Une opération de sauvetage fut mise en place dont les fils et Matoshka des Terre Mere firent partie. Garrosh a clairement fait comprendre qu’il ne se reprochait pas ses erreurs, refusant de les admettre et disant qu’il se fichait de faire couler le sang des elfes. Lor’themar a pris ses distances avec le Chef de Guerre et poursuivit les investigations à sa façon, menant a des avancés importante sans perte pour la Horde et même la capture d’un chef Mogu pour interrogatoire. Pendant ce temps, l’Alliance s’est également lancée dans la recherche de l’artefact pour l’utiliser à son compte. Garrosh toujours aussi imprudent a décidé d’utiliser des fragments Sha sur ses grunts, les changeant en monstre et obligeant les troupes de la Horde à les affronter pour empêcher qu’ils ne deviennent trop dangereux. Il a ensuite décidé de siphonner des caissons de rétentions Sha pour s’approprier la puissance de leur contenu. Ses recherches furent confiées une fois encore aux elfes de sang et les conséquences manquèrent d’être funestes quand les énergies sha échappèrent au contrôle des arcanistes et qu’un monstre fut libéré à Lune-d’Argent. Heureusement, il fut détruit sans victime, mais Lor’themar exaspéré par le racisme et l’attitude de boucher de Garrosh décida de rompre totalement avec lui. Le Chef de Guerre fit alors appel à son dernier soutien Baine. Le chef tauren réussi, en interrogeant le prisonnier mogu de Lor’themar, à localiser la Cloche Divine et une opération fut mené qui se révéla un désastre, les Kaldoreis attaquèrent les troupes de la Horde et s’emparèrent de la Cloche. Fou de rage, Garrosh fit envoyer un commando pour récupérer la cloche à Darnassus en utilisant prétendument un portail de Dalaran. Jaina, dont la neutralité était depuis longtemps remise en cause pour ses nombreuses interventions auprès de l’Alliance fut désigné pour enquêter sur le vol. Pourquoi une leader neutre et chef du Kirin tor fut envoyé enquêter sur un vol dans une cité de l’Alliance, cela reste encore une preuve de l’hypocrisie de l’archimage. Le fait est qu’elle a découvert que le portail utilisé pour le vol était bien relié à Dalaran. L’excuse qui lui manquait pour définitivement faire voler sa neutralité de façade. Faisant croire que c’était interdit d’utiliser les portails, elle décida que les Saccages-Soleils étaient des traitres et les attaqua par surprise et sans sommation après avoir emprisonné leur leader.

Ce jour-là, les fils étaient à Binan depuis quelques semaines suite à la trahison de la centurion Taka des Kor’Kron. Alors que je vaquais à mes occupations, j’ai reçu un message urgent me demandant de me rendre au Sanctuaire dans le Val. Il n’y avait guère plus de détail, mais le sceau de Lune-d’Argent me convainc de l’urgence. Une fois arrivée sur place des soldats sin’dorei et un messager m’attendait avec une terrible nouvelle, une nouvelle qui me pétrifia et me bouleversa au point que je manquai de m’évanouir. Dalaran, la ville que thalassiens et humains avaient Co géré pendant des millénaires, ville où j’avais fait mes études, avaient trahi ses engagements et une fois de plus s’était retourné contre les elfes de sang, comme Rommath l’avait prophétisé avant l’invasion de Norfendre et depuis lors. La cité était purgée de la présence de la Horde et, bien que les mots du messager étaient forts, j’étais loin de m’imaginer ce qui se passait réellement. Le message m’annonçait que Rommath convoquait toutes les forces thalassiennes possibles pour une mission de sauvetage. Consciente de la gravité de la situation autant que bouleversée, j’ai envoyé des courriers en urgence aux alliés de l’ordre. La Maison Portelune et les Terres-Meres répondirent à l’appel en même temps que les Fils que j’avais convoqués. J’ai réussi à rassembler un commando d’une vingtaine de combattants d’élite, pour répondre à l’appel du Grand Magistère. Les soldats thalassiens fournirent à ceux qui en manquaient des faucons-dragons afin de nous rendre discrètement à Dalaran qui était en train de se déplacer, traversant l’océan vers une destination inconnue.

Notre troupe a effectué un vol à basse altitude avant de remonter une fois en dessous de la cité. Nous avons infiltré la cité par un conduit d’égout. Les sons qui nous parvinrent furent des plus inquiétants, des cris de rage et des hurlements de douleur ou de terreur. Une vive sensation de danger et de mort nous étreignait et, sans attendre, j’ai envoyé les éclaireurs explorer le bout de ce tunnel pour savoir ce qui nous attendait. Et ce fut pire que je ne l’imaginais. Suite à un rapport nous glaçant le sang, j’ai ordonné la mise en route de la troupe rappelant que le but premier était le sauvetage et non la vengeance. Mais face au spectacle que nous avons vu, même moi j’ai oublié mes bonnes résolutions. Dans une petite taverne de ce quartier des égouts, les hauts elfes du concordat argenté se livraient à un nombre incalculable d’exactions sur des elfes de sang désarmé et terrorisées, égorgeant, violant, tabassant, rackettant de partout avec une satisfaction malsaine. Sans attendre une seconde qu’un nouveau sin’dorei ne subisse la barbarie de ces lâches aux yeux bleus, j’ordonnai l’attaque.

L’assaut fut fulgurant et les ennemis tombèrent en nombre au premier assaut. Les Terre-Mère refusant la violence en profitèrent pour soigner et évacuer les elfes de sang présent tandis que nous affrontions nos fiers renégats. Ces derniers reprirent leurs esprits après l’attaque initiale et se montrèrent plus farouches. Mais leur désavantage numérique, suite a la violence de notre première approche eux raison d’eux, et ce, malgré qu’Arelindaye ai tenté de les défendes. Nous fîmes deux prisonniers parmi les hauts elfes acceptant de déposer les armes. Après avoir soigné et mis en sécurité les saccages-soleils, nous avons repris notre chemin.

Plus loin nous avons assisté à des affrontements entre soldats saccages-soleils, protégeant des civils, et des pillards du concordat cherchant à les tuer et les maltraiter. Nous n’avons pas hésité un instant et pris à revers nos ennemis pour aider nos frères loyaux. Le combat fut bien plus court que le précédent et les redditions furent nombreux. Deja engagé en combat notre intervention avait définitivement sellé la défaite des troupes du concordat. Nous avons fait de nouveau prisonniers et aidé les civils autant que les combattants à se remettre. Nous avons conduit tout le monde en sécurité, auprès de nos autres protégés, puis avons chargé les combattants de défendre ce groupe pendant que nous continuions notre avancé dans le dédale de la ville, trouvant toujours plus de signe de violence et d’injustice, jusqu’a découvrir un magicien haut-elfe offrant des sin’doreis désarmés et sans défense a un requin affamé, les faisant mourir dans d’humiliante et atroce souffrance, l’eau du bassin rougissant de leur sang innocent. Le mage fut massacré sans pitié et nous comprenions de plus en plus la folie insoutenable qui s’était emparée de la ville.

La portion des égouts que nous explorions remonta vers la surface et nous avons suivi les tunnels jusqu’a la surface. A la lumière du jour, le spectacle fut d’autant plus saisissant. La ville était en proie au chaos, des panaches de fumée, des langues de flammes dépassant les toits, des explosions, des cris, du tumulte, des corps et l’odeur de la mort et du sang. L’image d’une citée en proie à la violence nous ramena aux pages les plus sombres de notre histoire. C’est là qu’un mage aux couleurs de Lune-d’Argent nous aperçut et nous demanda de le rejoindre pour retrouver Rommath. Le Haut-Magistere tenait la place centrale de la ville d’où il lançait des opérations un peu partout dans la cité pour récupérer les nôtres. Il nous affecta un quartier à explorer et libérer en nous prévenant que des soldats de Hurlevent étaient présents et d’être prudent. Il avoua également qu’il était mal à l’aise à l’idée d’affronter les elfes du concordat démontrant définitivement notre supériorité morale par rapport au chien renégat de notre peuple.

À présent, connaissant nos nouveaux ordres, nous nous sommes rapidement mis en route vers le quartier marchand, avançant avec prudence dans les rues jusqu’à découvrir ce qui fut la pire image que nous ayons vu ce soir-là. Les commerçants de l’Alliance terrorisés et barricadés dans leur échoppe et les boutiques sin’dorei pillé, des familles entières égorgées et massacrées sans pitié, homme, femme, enfant, animaux domestiques, une folie meurtrière avait été déchainée sur ces pauvres civils sans défense, massacrés chez eux par des monstres. Et les monstres nous les avons vus au milieu d’une placette, satisfaits et riant en essuyant leurs lames couvertes de sang. Mon sang ne fit qu’un tour et je lançais l’assaut quand, à la surprise de tous, Arelindaye, déguisé en soldate du concordat, débouché sur la placette. Folle de rage par le comportement de la paladine, j’ordonnais malgré tout l’assaut et les elfes furent massacrés et Arelindaye violemment bousculé. Les deux prisonniers que nous fîmes furent maltraités, mais je devais prendre une décision à leur propos, une décision difficile vu ce qu’ils avaient fait et mon envie de vengeance, mais le Duc de Portelune me fit entendre raison et nous les avons transportés sur la place centrale avant de reprendre notre exploration. Nous sommes tombés sur les troupes de l’Alliance, comme prévu, sauf qu’ils étaient en train de piller une banque Saccage-Soleil, sans se soucier du reste. Nous en avons profité en attaquant la banque à l’explosif. Les détonations firent s’écrouler le bâtiment qui les broyait sous des tonnes de gravats, enterré avec leurs richesses acquises sur le sang des innocents. Après ça nous avons filé vers une terrasse d’envol des faucons-dragons en cinglant les quelques rares ennemis encore présents sur notre route, la plupart des survivants de ce quartier avaient été évacués, il fallait maintenant un moyen de transport.

Sur l’air d’envole, nous avons constaté que les concordiens avaient eu la même idée que nous en s’emparant des montures volantes et les immobilisant avec des somnifères ou des sortilèges de stase.

Bien caché dans l’escalier menant à la terrasse, j’ai reparti notre troupe sur les différentes cibles: des groupes de concordiens et un marcheur arcanique. Les combats furent âpres et rudes, pour tout le monde, nous savions que c’était là l’apogée de notre lutte, le contrôle de cette terrasse était synonyme de victoire, l’évacuation des solfuries ou leur emprisonnement. Mais une fois de plus l’initiative fut de notre côté et nous avions un léger avantage numérique qui fut déterminant. Les derniers concordiens présent furent tué ou capturé ne laissant que le colosse arcanique qui fut finalement jeté a terre. Les druides du clan Terre-Mère soignèrent les Faucons-Dragon pendant que nous allions retrouver nos protégés dans les égouts et leurs cachettes. J’ordonnai l’évacuation immédiate de la ville, nous nous savions en infériorité et des renforts auraient pu être fatals. De retour à Quel’thalas, nous avons assisté, devant la flèche Solfurie, aux soins d’une véritable foule de réfugiés ainsi que l’arrivée de nouveau venu. Le Regent, abasourdi par la suite des événements qui avaient conduit à la radicalisation de Dalaran, interrogea Rommath et Aethas. Il apprit toute l’histoire, la trahison de Jaina provoqué par l’entêtement de Garrosh à obtenir sa cloche divine. Fou de rage, Lorthemar promit de faire tomber le Chef de Guerre et de venger Dalaran dans le sang de l’Alliance. Il intégra les forces Saccage-Soleil aux troupes de Rommath et fit rassembler toute l’armée sin’dorei, bien décidé à porter le prochain coup et à redonner aux Sin’dorei le contrôle de leur destin.

Nous fûmes gonflés d’orgueil et de fierté à l’écoute du régent dissipant pour quelques instants la tristesse et l’angoisse des combats et des horreurs que nous avions vues. Mais l’épuisement nous ramena à la dure réalité, je fis rompre les rangs aux troupes et remercia sincèrement et humblement nos alliés. C’était l’estomac noué et l’esprit choqué de ce massacre que je rentrais chez moi. Les jours suivants, j’appris que Garrosh avait perdu sa garde personnelle et son champion maitre lame en tentant d’utiliser la cloche divine, mais aussi qu’il s’attaqua a Anduin de Hurlevent, montrant le courage de cet orc incapable de combattre autre chose qu’un enfant une fois privé de ses kor’kron. Après cet événement désastreux, le chef de guerre disparut de la vie publique laissant à Lor’themar tout le loisir de préparer ses plans pour l’abattre. Mais avant nos désirs de vengeance, gardons à l’esprit les innocents morts ce soir-là à Dalaran qui pour la seconde fois nous trahis et abreuva ses pavés de notre sang, tentant de nous exterminé et ne récoltant que plus de morts dans leurs rangs sans réussir a nous soumettre. Restons confiants en notre régent et notre avenir, nous avons sauvé nombre des nôtres à Dalaran, nos ennemis apprendront à trembler à nouveau face à la puissance Sin’dorei!

Légat Atia Silverswell


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