[Campagne] Touchons du bois

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[Campagne] Touchons du bois

Message  Arévas le Sam 26 Aoû 2017 - 20:16

Arrivée à Erengrad
Le 25 août de l'an 37

Ce soir-là, nous étions nombreux à profiter du calme et du coucher de soleil sur Quel’Thalas. Mais en tant que militaires, et la guerre contre la Légion Ardente faisant toujours rage, il ne nous fallut pas attendre longtemps avant de voir arriver notre nouvelle mission.

Ainsi, une aristocrate se présenta à la Retraite des Pérégrins. Répondant au nom de Zathanna Beau-Soleil, elle représentait un conglomérat marchand thalassien. Ce domaine n’étant pas notre spécialité, elle nous expliqua que la guerre contre la Légion frappait durement l’économie. Simple exemple : le bois de construction, celui de qualité, se faisait de plus en plus rare car réquisitionné pour la marine de guerre. Ainsi, la Régence avait autorisé le conglomérat marchand à partir en quête de diverses ressources précieuses.

Toujours concernant le bois, les marchands avaient établi des accords commerciaux avec une cité-Etat dans le Fjord Hurlant, en Norfendre, Erengrad. Cette cité était majoritairement peuplée d’Humains, d'anciens vétérans de la guerre contre le Roi-Liche et qui avaient été déçus une fois celle-ci terminée. Il y avait aussi quelques Trolls drakari, des Taunkas et des Nérubiens. Cet ensemble hétéroclite était déjà surprenant en soi, mais cela était encore renforcé par le fait qu’il reposait sur le système politique du collectivisme. Ainsi, tout le monde était traité sur un pied d’égalité et les ressources étaient strictement et équitablement partagées. Dame Beau-Soleil nous informa de tout ceci en ajoutant que les relations entre Erengrad et Lune-d’Argent étaient très courtoises car Quel’Thalas respectait le mode de vie de son amie et n’avait jamais cherché à se mêler de ses affaires internes. Elle comptait donc sur nous pour faire preuve de diplomatie et veiller à ce que l’entente reste cordiale.

Elle nous ouvrit un portail qui nous conduisit juste devant les portes de la ville. Là, les gardes nous firent bon accueil, visiblement au courant de notre venue. Il nous remirent des laissez-passer car tout passage d’étrangers ne pouvait qu’être que temporaire dans ces murs. Nous nous rendîmes à l’hôtel de ville où nous fûmes présentés aux responsables locaux. Il s’agissait du Chef Cahir Logen, assisté par le paladin Abraham Locvisk, vétéran de la Croisade-d’Argent, et un grand vizir nérubien cliquetant. Ils furent ravis de nous rencontrer. Il faut dire que nous primes grand soin de soigner notre tenue et de subtilement exagérer notre politesse, diplomatie oblige. D’un point de vue plus terre à terre, il nous expliquèrent que la région était depuis peu victime d’une crise suite au rassemblement de morts-vivants. Depuis le départ de la Lame-d’Ebène pour les Îles Brisées, ceux-ci s’attaquaient aux villages isolés, créant un afflux constant de réfugiés ainsi qu’une insécurité latente sur les routes et mettant en péril les échanges commerciaux. Notre aide allait être grandement sollicitée de par notre expérience contre le Fléau.

Dans l’immédiat, notre première mission allait être de sécuriser la route Nord afin de faciliter le voyage des réfugiés vers Erengrad. Notre objectif annoncé, nous primes congé de nos hôtes et nous empruntâmes la route en question. Nous traversâmes un pont, nous renseignâmes des réfugiés et trouvâmes une solution à la roue cassée de leur chariote, puis les choses sérieuses commencèrent. Alors que nous nous enfonçiâmes dans les bois, une araignée géante nous tomba dessus, morte. Plus de peur que de mal, mais cela eut le mérite de nous mettre en alerte quand de véritables ennemis apparurent ensuite. Des morts-vivants, comme attendu, visiblement composés de bandits locaux et dirigés par une monstruosité purulente. Le combat fut courte mais intense, nous éliminâmes nos adversaires sans grande difficulté.

Puis, une caravane arriva, encore des réfugiés. Ceux-ci furent naturellement surpris de notre présence et méfiants à notre égard. Nous les rassurâmes sur le but de notre mission et nous leur proposâmes de les escorter jusqu’à Erengrad, ce pour quoi ils nous furent très reconnaissants. En chemin, ils nous apprirent l’existence d’une secte de moines adeptes de la Lumière et vivant dans une cité mécanique à l’abri des morts-vivants, mais qui n’avaient plus donné signe de vie depuis un moment. Il serait peut-être intéressant d’essayer d’entrer en contact avec eux plus tard. Une fois de retour à la cité, le Chef Logen nous félicita pour notre efficacité et notre rapidité dans l’exécution de notre mission. Il nous offrit le gîte et le couvert dans une habitation vide à proximité de l’hôtel de ville.

Notre mission ne fait que commencer mais je tiens d’ors et déjà à féliciter ma troupe pour le travail effectué ce soir, ainsi que pour sa tenue et sa discipline affichées face aux amis de Quel’Thalas. Gageons que cette collaboration s’avérera fructueuse pour chaque côté.

Puisse la Lumière nous guider.

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Re: [Campagne] Touchons du bois

Message  Arévas le Jeu 31 Aoû 2017 - 20:30

Dans le port des Grisonnes, y a des morts qui hantent
Le 30 août de l'an 37

Ce soir-là, Cenaya nous apporta les conclusions de ses tests concernant la peste utilisée par les morts-vivants harcelant la cité-Etat d’Erengrad. Il s’agissait bien d’une peste d’origine fléautique, comme on pouvait s’y attendre dans cette région, mais elle avait été renforcée par une puissante magie. Ainsi, la zombification du sujet était grandement accélérée mais, dans le même temps, sa létalité était ralentie, transformant ainsi les victimes en créatures mortes-vivantes qui conservaient les avantages des deux états. Pire encore, la peste semblait transmissible à toutes les créatures vivantes, le chef Logen nous informant que de nombreux et divers animaux avaient été touchés.

Face à cette dérangeante perspective, le problème des réfugiés ne faisait que s’aggraver. Ces derniers s’agglutinaient à présent dans le port abandonné de la Kapitalrisk, dans les Grisonnes. Erengrad était en train d’organiser leur évacuation mais cela demandait du temps. Le chef Logen nous demanda de nous rendre sur place afin de sécuriser l’endroit et permettre le bon déroulement de l’évacuation. Il nous offrit l’aide du Sergent Dix, Dizzy pour les intimes et Dix-sur-Dix pour les connaisseurs, un colosse qui se faisait une joie de nous accompagner pour en découdre. Une autre aide se joignit à nous en la personne d’un paladin affichant plutôt des airs de roublarde, Dame Sonaria Souffle-Soleil, arrivée le matin même et en quête d’une mission où se rendre utile.

Nous pûmes bénéficier d’un portail nous conduisant directement au port. Sur place, la situation n’était guère brillante. Les réfugiés étaient fort nombreux et la tension était palpable tandis qu’ils attendaient leur tour pour embarquer sur les navires qui devaient les conduire loin d’ici. Dix chargea ses hommes de sécuriser les environs, il nous demanda d’aller voir les réfugiés et de déterminer ceux étant infectés, vu que nous avions Cenaya comme spécialiste avec nous. Comme nous nous y attendions, les réfugiés se montrèrent plutôt hostiles à notre approche. La plupart étaient encore sains mais quelques contaminés furent rapidement décelés. Dix nous avait dit de faire le nécessaire pour éviter la propagation, sous-entendant grassement que nous pouvions les éliminer au nom du principe de précaution. Mais nous préférâmes les placer en quarantaine, solution qui fut évidemment bien mieux accueillie par les principaux concernés.

Alors que nous étions occupés à notre tâche, une agitation naissante attira notre attention. En observant la forêt qui se trouvait à l’extérieur du port, nous pûmes remarquer divers animaux qui en sortaient, fuyant visiblement quelque chose vu la vitesse à laquelle ils se déplaçaient, et surtout vu comment les prédateurs ignoraient les herbivores. Nous n’eûmes pas besoin de nous poser de questions longtemps car la raison de cette agitation apparut rapidement. Une brume épaisse émargea de la forêt et se dirigea vers le port. Nous pûmes rapidement déterminer qu’elle était de nature magique et nécrotique. Un mouvement de panique commença à gagner les réfugiés.Heureusement, Hekathi put les calmer grâce à ses talents de psychomancienne, leur intimant l’ordre mental de poursuivre l’embarquement dans l’ordre. Pendant ce temps, nous nous mîmes en place, prêts à affronter les morts-vivants qui n’allaient certainement pas tarder à arriver.

Mais ils n’arrivèrent pas. Nous tenions nos positions à l’entrée du port tandis que la brume avançait toujours, sans aucun signe d’assaillant. Le brouillard arriva finalement jusqu’à nous et envahit l’ensemble du port. C’est alors que nous fûmes confrontés à une surprise de taille. Les morts-vivants surgirent de la brume qui nous entourait, comme si elle leur avait permis de se déplacer à notre insu. Même les sens les plus affûtés de nos spécialistes n’avaient rien vu venir. C’est ainsi que le port se retrouva en proie à la panique. Nous luttâmes face à des goules et des animaux pestiférés, que nous parvînmes à éliminer. Durant le combat, nous pûmes ressentir la source de cette magie. Celle-ci se trouvait dans la forêt face à nous et approchait, elle ressemblait à la puissance caractéristique habituellement dégagée par les chevaliers de la mort, mais semblait néanmoins différente.

C’est alors qu’une véritable horde surgit des bois, nous forçant à nous replier sur les embarcadères. Nous fumes couverts dans notre repli par les canons des navires d’Erengrad. Nous nous repliâmes jusque sur l’île au phare et nous défendîmes âprement le pont qui y menait. Là encore, le combat fut difficile et l’avantage numérique n’était pas de notre côté. Mais, là aussi, nous tînmes bon et l’assaut ennemi fut repoussé. Nous usâmes de ce répit pour évacuer les lieux en embarquant sur les derniers navires disposant d’encore un peu de place à bord. Une effroyable surprise nous attendait à bord. Les réfugiés sains avaient passé les contaminés par-dessus bord, en dépit de nos consignes de quarantaine, profitant que nous avions le dos tourné pour accomplir leur sinistre forfait. Nous ne manquâmes pas de leur exprimer notre colère, mais ils n’en eurent cure, leur survie importait par dessus tout.

Tandis que nous nous éloignions de l’île, nous pûmes mesurer toute l’étendue de la menace. Le port était littéralement noir de morts-vivants. Une telle armée pourrait facilement envahir Erengrad. Nous pûmes également enfin observer ce qui semblait être à leur tête. En effet, une wyrm survola les pontons avec une silhouette humanoïde la chevauchant, certainement l’entité que nous avions ressentie. Vu le nombre de ses séides, il va falloir se focaliser sur elle afin de couper la tête du serpent si nous voulons en finir rapidement.

Puisse la Lumière nous guider.

Lieutenant Arévas Summerbreeze

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Re: [Campagne] Touchons du bois

Message  Arévas le Ven 8 Sep 2017 - 12:38

Droit au Cœur
Du 01 au 06 septembre de l'an 37

Ce soir-là, le Chef Logen nous convoqua une nouvelle fois. Il avait passé les derniers jours à gérer le problème des réfugiés et avait réussi à réguler leur flux tant bien que mal. Une question restait néanmoins en suspens, et les réfugiés n’avaient pas été en mesure d’y répondre : qu’était-il advenu de la forteresse titan ? J’en ai déjà fait mention dans mon rapport précédent, les gens locaux nous avaient informés de la présence d’une forteresse construite par les Nains de fer puis abandonnée, avant d’être à présent occupée par une secte de fanatiques de la Lumière des Titans. Or, ces adeptes n’avaient plus donné de nouvelles depuis le début de la crise des morts-vivants. La forteresse était équipée de défenses technologiquement impressionnantes et avaient pu repousser les assauts dans un premier temps. Puis, plus de nouvelles, et les réfugiés s’étant présentés à ses portes pour demander asile n’avaient reçu aucune réponse.

Le Chef Logen nous demanda donc de nous rendre à cet endroit afin de voir ce qu’il en était. Nous devions découvrir si les frères du Cœur, comme il nommait la forteresse, étaient encore en vie et s’ils étaient susceptibles de nous aider contre les morts-vivants. Si ce n’était pas le cas, nous devions détruire les machines titans, car Erengrad n’avait pas les moyens de tenir deux positions fortifiées simultanément et ne voulait pas prendre le risque que les formidables inventions des Titans ne tombent entre les mains de l’ennemi.

Nous nous mîmes donc en route à travers la montagne des Grisonnes. Le voyage fut long car nous dûmes progresser à travers les bois et la neige, premiers remparts naturels pour le Cœur. En chemin, nous fûmes attaqués par des créatures décharnées, des Worgens d’Arugal cadavériques qui se révélèrent hargneux et tenaces, usant de l’environnement à leur avantage. Nous rencontrâmes également des pèlerins humains. Par chance, ils venaient justement du Cœur où ils avaient fait halte durant leur voyage. Ils nous confirmèrent que la forteresse était toujours en activité et ses occupants à l’abri des attaques des morts-vivants. Ils nous apprirent également que le gourou en place était le Haut-Père Lagislov Volof, puis ils prirent congé pour continuer leur pèlerinage.

Forts de ces nouvelles informations, nous reprîmes la route. Et c’est après plusieurs jours de voyage que nous arrivâmes aux portes du Cœur. La forteresse était spectaculaire à voir, creusée dans la montagne et manifestement équipée de machines impressionnantes autant pour la défense que pour le confort de ses occupants. Nous nous présentâmes aux portes et une voix nous accueillit par un interphone. Plutôt désagréable et laissant transparaître un fanatisme exacerbé pour la Lumière des Titans, elle nous fit passer à travers un scanner qui était en mesure de sonder notre corps et notre âme à la recherche de la moindre trace de corruption, selon elle. Le passage dans le couloir du scanner se fit sans encombre, malgré la présence de Hekathi et Cenaya, Ashera ayant décidé de rester dehors afin d’éviter tout incident. Une fois cette formalité accomplie, nous nous retrouvâmes dans une salle close où se tenait un coffre. La voix se fit à nouveau entendre et nous ordonna d’y déposer nos armes sous peine de nous laisser bloqués dans cette salle sans issue. Même si certains d’entre nous firent naturellement preuve de réticence, nous nous exécutâmes. Mais le fait de tenter de négocier la chose nous permit d’apprendre une chose : la voix en question était celle du Haut-Père Lagislov Volof que nous souhaitions rencontrer.

Mais alors que la porte s’ouvrit, ce ne fut pas lui qui se révéla à nous mais une bien mauvaise surprise : des démons. Etonnamment, ceux-ci ne se montrèrent pas hostiles à notre égard, plus surprenant encore, ils nous demandèrent poliment de les suivre jusqu’aux cellules. Nous avions été bernés. Peu de temps après, des moines vinrent nous voir dans les quartiers des prisonniers. Ils nous libérèrent et dévoilèrent leurs identités. Nouvelle surprise, il s’agissait de Shaïna et de deux complices. Plus grande surprise encore, elle nous expliqua qu’elle avait infiltré le Cœur pour enquêter sur son soudain fanatisme exacerbé. Et puisque nous en étions aux révélations, notre paladin baroudeuse se révéla être la fille de Shaïna. Mais nous sentions que nous n’avions pas fini d’être étonnés. Shaïna et ses complices nous rendirent nos armes et nous fournirent des robes de moines car il allait nous falloir user de ruse et de discrétion pour sortir d’ici.

Tandis que nous arpentions les couloirs sous nos habiles déguisements, nous dûmes traverser une salle de prière dans laquelle se tenait un sermon fanatique qui aurait fait passer la Croisade écarlate pour des enfants de cœur. La fameux Haut-Père Volof prêchait ses convictions lorsque l’alerte concernant notre évasion fut donnée. Par chance, ou plutôt par sabotage des complices de Shaïna, une explosion retentit juste après. Profitant du chaos, nous quittâmes l’endroit prestement en suivant notre libératrice. Celle-ci nous conduisit jusqu’au quai d’un tram mécanique et automatique, et aussi très bavard, que nous empruntâmes en direction de la surface. Nous n’étions pas encore au bout de nos peines, car un autre tram nous rattrapa à hauteur du nôtre grâce à une ligne de rails parallèle. Des moines guerriers sautèrent à l’abordage de notre véhicule et le combat s’engagea. Bien que nos adversaires se révélèrent plutôt résistants et bondissants, nous parvînmes à les éliminer sans grand dommage de notre côté.

Le calme enfin revenu, Shaïna put nous expliquer plus en détails sa mission. Elle avait infiltré le Cœur suite aux rumeurs sur le changement de gourou à sa tête. En effet, le Haut-Père Volof officiait depuis seulement un mois et les changements avaient été rapidement et nettement visibles. Le gourou avait permis à la Légion Ardente de pénétrer dans les lieux et de corrompre un gardien titan. Il y avait toutes les raisons de penser que ce n’était que le début, et que Volof était peut-être lui-même un démon, tel Balnazzar qui avait pris la tête de la Croisade écarlate en son temps. Car le mode opératoire était bien le même, la secte se radicalisait à vue d’œil. Le principal problème était que la forteresse était habitée par de nombreux civils qui risquaient d’être rapidement convertis, ou alors qui pouvaient servir de boucliers vivants en cas d’assaut ennemi.

Finalement, le tram nous conduisit jusqu’à son terminus, dans le Fjord Hurlant, c’était dire la longueur de son tunnel depuis la forteresse. Nous n’avions donc plus beaucoup de route à faire pour retourner jusqu’à Erengrad apporter toutes ces informations au Chef Logen. Tout cela ne devrait pas lui plaire, lui qui comptait sur l’aide du Cœur contre les morts-vivants, voilà qu’il devra en plus faire face à une secte convertie à la Légion. Mais il pourra compter sur notre aide car nous avons déjà quelques idées, notamment demander au grand vizir nérubien si son peuple peut creuser des tunnels sous la forteresse.

Puisse la Lumière nous guider.

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Dernière édition par Arévas le Mer 13 Sep 2017 - 17:09, édité 1 fois

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Re: [Campagne] Touchons du bois

Message  Arévas le Mer 13 Sep 2017 - 17:08

Tentative de débarquement ennemi avortée
Le 08 septembre de l'an 37

Ce soir-là, le chef Logen nous convoqua à nouveau. Le paladin Abraham était de retour avec des nouvelles des Grisonnes. Hélas, elles n’étaient guère réjouissantes. La forteresse de la Horde, le Bastion de la Conquête, était assiégée par les morts-vivants et ses environs avaient été dévastés. Cela avait obligé les Trolls drakkari et les Taunkas à quitter leurs villages pour se rassembler dans un fort commun, qui serait sûrement la cible suivante après les Orcs. Dans les deux cas, il allait être intéressant de nous porter au secours de ces bastions pour rallier leurs forces contre l’ennemi commun. Restait également la question du Cœur, comment neutraliser cette position fortifiée acquise à la Légion Ardente, et comment préserver les nombreux civils innocents qui s’y trouvaient et qui n’avaient pas conscience de la corruption de leur secte ?

Tant de questions auxquelles il allait falloir donner une réponse plus tard, car l’alarme retentit. Le Sergent Dix accourra pour nous informer que des navires s’approchaient d’Erengrad, et ils s’apprêtaient à faire débarquer les morts-vivants pour envahir la cité. Le branle-bas de combat fut sonné et le Chef Logen répartit les forces pour défendre les différents points d’accès. Ainsi, nous fumes déployés sur la plage nord-ouest, où se trouvaient déjà des barricades et des engins d’artillerie. Nous fîmes bon usage de ces machines et les effectifs ennemis furent déjà réduits avant d’arriver jusque sur la terre ferme. Le nombre joua d’abord pour eux, mais notre expertise martiale et nos alliés nous permirent de tenir nos positions et de peu à peu tourner la situation à notre avantage.

Tandis que nous prenions nettement le dessus, la wyrm décharnée apparut, montée par la silhouette humanoïde que nous avions aperçue l’autre fois. Le dragon mort-vivant survola la plage et son maître invoqua une aberration cadavérique digne des abominations du Fléau. Bien que puissante, cette monstruosité fut clairement insuffisante pour nous inquiéter. Nous nous apprêtions à en découdre avec le chevaucheur quand celui-ci fit faire demi-tour à sa monture volante. Les navires d’Erengrad avaient engagé le combat naval contre les bateaux ennemis, forçant le monteur et sa wyrm à intervenir pour limiter les dégâts.

La victoire était à nous, bien que nos pertes furent relativement élevées. Nous retournâmes à Erengrad où le Chef Logen nous félicita, il avait également repoussé l’assaut de son côté, la cité s’en sortait plutôt bien au final. Cette victoire fit du bien au moral de nos alliés, ceux-ci avaient à présent la preuve que les morts-vivants pouvaient être repoussés et vaincus. Il est à noter que la silhouette chevauchant la wyrm était composée d’une armure de chevalier de la mort, comme nous nous en doutions, mais celle-ci était intégralement fermée et nous n’avons pas pu voir son porteur, il s’agit peut-être même d’une armure vide animée par magie. Il faudra tâcher de découvrir sa réelle nature lors de notre prochaine confrontation, car il faut connaitre son ennemi pour le vaincre.

Puisse la Lumière nous guider.

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Re: [Campagne] Touchons du bois

Message  Arévas le Ven 15 Sep 2017 - 18:42

Cœur brisé
Le 13 septembre de l'an 37

Ce soir-là, le Chef Logen avait rassemblé ses troupes en vue de l’attaque du Cœur. Les Humains d’Erengrad étaient certes combatifs et motivés, mais face au défi que la forteresse titan représentait, il convenait d’agir prudemment. Nous établîmes donc un plan adéquat, conformément aux idées que nous avions déjà évoquées ces derniers jours. Ainsi, les Nérubiens allaient emprunter de vieux tunnels souterrains et continuer à creuser de manière à accéder au Cœur par en-dessous. De là, ils allaient créer des conduits d’aération afin de diffuser un gaz non létal. Celui-ci allait avoir le mérite de neutraliser les civils sans violence, ainsi que de réduire le nombre de défenseurs ennemis, mais surtout également de forcer les défenseurs non touchés à sortir de leurs fortifications, les obligeant à nous affronter à l’extérieur.

Ce plan solidement établi, nous nous mimes en route. Une fois en place sur le versant de la montagne, nous pûmes voir face à nous les premières défenses du Cœur, grossièrement fortifiées pour ce niveau. Le Sergent Dix mena ses troupes sur le flanc droit et nous sur le gauche. Bien que préparés à notre assaut, les moines guerriers ne purent empêcher notre mouvement de tenaille et furent rapidement débordés. Toujours aussi fanatisés, ils se battirent avec hargne et détermination avant de succomber. Soudain, des explosions retentirent en provenance des niveaux supérieurs, le gaz entrait en action. Comme attendu, celui-ci força les défenseurs à quitter leurs bâtiments et les troupes d’Erengrad n’eurent plus qu’à les cueillir une fois dehors.

Le Sergent Dix et ses hommes se chargèrent de cette besogne, nous couvrant et nous permettant de poursuivre l’ascension. Il fallait absolument empêcher la fuite du Haut-Père Volof. Arrivés au sommet, nous trouvâmes le gourou de la secte ainsi que les plus fidèles de ses adeptes. Complètement fanatisés, ils n’étaient même pas capables de se rendre compte que des démons se tenaient à leurs côtés. Le combat qui s’en suivit fut terrible et brutal, les moines bondissants à tronçonneuses et les gardes funestes s’opposant à notre expertise martiale et notre maîtrise de la Lumière. Perdus dans leurs convictions extrêmes, il fut impossible de raisonner nos adversaires et nous fumes forcés de les abattre, Volof compris.

C’est une grande victoire que nous avons acquise ce soir. Nous voici débarrassés d’une secte fidèle à la Légion Ardente, nous avons pu épargner les civils innocents et les créations des Titans. Cette épine retirée de notre pied, nous allons pouvoir pleinement nous concentrer sur la menace des morts-vivants.

Puisse la Lumière nous guider.

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