[recit]Le Banquet pourpre

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[recit]Le Banquet pourpre

Message  Atia le Ven 29 Avr 2016 - 9:52

Le Banquet pourpre





Les évènements qui suivent ne sont bien sur pas chronologique avec la campagne actuelle, puisqu’Atia ne peut rentrer a Quel’thalas, mais cela prépare une future intrigue!

1ere Partie : Le prologue


Le soleil se couchait doucement sur Lune-d'Argent, la lueur rougeâtre de ses rayons ajoutant à l’atmosphère écarlate de la cité encore pleine de vie. Dans le manoir Silverswell, la maitresse des lieux s’habillait avec une mine désabusée, contrairement à la petite servante qui s’agitait autour d’elle avec un enthousiasme fébrile. Atia se voyait revêtu de nombreux atours propres à sa maison, des vêtements bleu-marine et bleu cobalt que venaient rehausser des liserés, arabesques et entrelacs argentés brodé de motifs en forme vagues, créant sur cet ensemble une vaste houle d’argent. Comme souvent avec les tenues civiles de la Légat, elle portait un haut court lui couvrant le cou et le haut du buste tout en dévoilant son ventre et la longue jupe d’étoffe, retenu par une ceinture d’argent, était bas pour laisser voir son nombril. La jupe elle-même était composée de plusieurs voiles entourant ses hanches, puis étaient agencés de manière à se fendre au niveau de sa jambe droite jusqu’en haut de la cuisse. Elle s’était ainsi chaussée de sandales montantes de couleur argentée et portait des gants formant également des lanières remontant jusqu’en haut du bras. Tout ce luxe et le maquillage léger et sa coiffure élaboré, n’était pas innocent. Depuis plusieurs semaines, elle avait reçu une invitation officielle à un banquet organisé par le général Silg Gahem. L’ayant repoussé plusieurs fois sous prétexte de voyage d’affaires, elle était bien obligée de s’y plier à un moment ou à un autre. Le soir était donc arrivé et cela ne la réjouissait guère.

Sybile posait la touche finale à la tenue de sa maitresse et la fixa de ses grands yeux noisette d'où scintillait une lueur d’émerveillement et d’admiration, répétant de sa voix fluette que “Madame était trop belle.” Atia se contenta de lui sourire avant de vérifier sa tenue une dernière fois dans le miroir et de s’emparer d’une épée. L’arme n’était pas sa rapière habituelle mais bien la lame de la maison Silverswell, Tal’Serar, une épée bâtarde a la garde et au pommeau d’argent entourant une gemme bleue, a la fusée en soie bleue et la lame en arcanite blanche décorée d’arabesque gravée a l’arcane. La lame était un peu lourde pour qu’elle l’utilise pleinement au combat mais cette arme était un des apanages du chef de la maison, elle l'utilisait donc régulièrement pour le cérémoniel. Elle referma le baudrier retenant le fourreau de l’arme et observa Sybile qui soudain c'était un peu rembrunie.

“J’aime pas trop bien que m’dame parte toute seule… M’sire Silg est b’zarre. J’lui fait trop pas confiance! J’pense que c’est un méchant...
- Moi non plus, je ne lui fait pas confiance et moi aussi je trouve bizarre cette invitation mais je sais me défendre et s’il avait voulu me faire du mal, il y avait des méthodes bien plus simple.
- J’veux quand même v’nir avec vous m’dame! Pour vous protéger!”

Sybile campa fermement sur ses positions en croisant les bras d’un air déterminé et boudeur à la fois. Atia leva les yeux au ciel et vint lui embrasser doucement le front. Sybile étant une des rares adultes de son entourage plus petite qu’elle, elle en profitait un peu. Sybile se mit à rougir en lâchant un petit “iik” avant qu’Atia lui dise calmement que tout irait bien. La blonde se dirigea doucement vers la chambre de son fils qui était en train de jouer avec sa cousine Éva. Les deux enfants étaient en pleine partie acharnée de leurs jeux de bataille favoris, le Marteau de Guerre. Eva semblait en bonne position pour l’emporter, ses régiments de cavalerie étant placé sur le flanc de l’infanterie de Luciano. Atia afficha un petit sourire et dit a son fils :

“Il est temps d’engager tes réserves j’en ai bien peur.”

Les deux enfants se détournèrent un instant de la table de jeu et observèrent Atia avec de grands yeux.

“Ma tante, vous ressemblez à une princesse! dit Éva avec enthousiasme.
- Min’da ressemble toujours à une princesse!
- Oui mais là encore plus!”

Atia les observa avec un petit air amusé, échangeant quelques paroles puis elle vint les embrasser l’un après l’autre, leur souhaitant une prompte résolution de leur bataille et une bonne nuit. Elle se retira ensuite de la chambre avant de se diriger enfin vers la sortie. Elle s’efforçait d’avoir une démarche et une attitude assurée malgré les questions qui recommençait à l’assaillir. Sortie de son manoir, elle commença à marcher vers le manoir de Silg sous l’escorte de deux soldats de sa maison. Les deux soldats n’auraient pas le droit de pénétrer au banquet. Le message de Silg avait été clair : “Seuls les invités ont droit de siéger au banquet, ainsi que les artistes convié par le maître des lieux.” Cependant, elle doutait que beaucoup d’autres invités soient conviés car le banquet avait été repoussé à son premier refus, a son grand désarroi d’ailleurs. Était-ce un repas en tête à tête? La dernière fois cela avait pris une drôle de tournure, elle se méfiait donc d’autant plus. Et pourquoi prétexter un banquet si c’était pour la voir en privé qui plus est sans escorte une fois l’intérieur?

Enfin, après quelques minutes à traverser les sublimes rues de la capitale, elle arriva devant l’imposant manoir de Silg décoré des nombreux étendards du personnage, un aigle d’or couronné d’un soleil ardent sur fond pourpre rouge. À l’imposante entrée, flanqué de statues colossales du maître des lieux dans son armure, posant héroïquement, des soldats montait la garde. Ils portaient des armures argentées et dorées, des vêtements pourpres et des lances dorées avec de grands boucliers pourpres décorés d’une lance d’or en leur centre. Pas de doute, elle était bien chez Silg et son sens démesuré de la mise en scène. Elle secoua doucement la tete et approcha, accompagnée de son escorte. Les soldats se tournèrent vers elle, plissant les yeux et deux approchèrent arme en main, avisant les soldats de biais.

“Pardonnez-nous, de vous importuner de la sorte: êtes-vous Atia Silverswell? demanda poliment mais fermement un garde.
- C’est bien moi, répondit calmement Atia en donnant son invitation. Un problème?
- Pas pour le moment, mais Sa Grandeur a des raisons de se montrer prudent. Dit il en lisant le papier. Tout semble en ordre, vous pouvez y aller mais sans vos gardes. Ils seront conduits à une aile pour invité où ils pourront manger, boire, se divertir et vous attendre.”

Les gardes plissèrent les yeux, même s’ils le savaient, cette perspective ne leur plaisait guère. Cependant, Atia leur fit un petit signe et un des gardes les amena à destination. Le deuxième fit signe à Atia de le suivre et l’escorta jusqu'à la porte qu’il fit ouvrir et indiqua à Atia d’entrer sans lui-même franchir le seuil.

“Je vous prie d’entrer, continuez tout droit, le long de ce couloir, on s’occupera de vous.”

Atia l’observa puis hoche la tete et entra d’un pas assuré dans le manoir.

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Re: [recit]Le Banquet pourpre

Message  Atia le Jeu 5 Mai 2016 - 12:23

2e Partie : La revue


Atia arpentait le couloir, marchant sans un bruit sur le tapis cramoisi, passant à côté des tentures au blason de Silg, des statuettes et des tableaux du maitre des lieux. Elle n’y fit guère attention, elle était plutôt intriguée par l’absence de qui que ce soit pour l’accueillir, les sens en alertes. Finalement, se dit-elle, il y avait peut-être plusieurs convives et ils occupaient les serviteurs et Silg? Elle tendit l’oreille sans rien entendre. Mais c’est alors qu’elle approcha du rideau délimitant la grande salle qu’elle repéra un mouvement et quelqu’un arriva rapidement devant elle. Après un instant surprise, elle s’arrêta net et reconnue Lily Edelweiss. La petite blonde se tint devant elle et inclina la tete en guise de salut avant de désigner la salle derrière elle. Lily portait comme toujours sa robe blanche évoquant de multiples pétales par-dessus laquelle, elle avait un plastron d’armure de plate, son épée a la ceinture et ses cheveux pâles attachés par un nœud noir. Atia la salua et la suivit sans rechigner, en réalité un peu rassurée de voir enfin quelqu’un. La jeune femme n’avait pas dit un mot a par un bref “bonsoir”. Comme toujours elle était froide et silencieuse, Atia ne s’en étonna pas, elle la connaissait depuis.

La salle principale n’avait guère changé depuis la dernière fois, des colonnes de marbres, des fontaines et bassins, des tentures pourpres partout, avec ou non le blason d’or du propriétaire, des statues, un trône d’or monumental, de vastes tables garnis de victuailles et de nombreux gardes qui l’observèrent entrer. Cependant a part les gardes et la décoration, la pièce était complètement déserte. Atia fronça les sourcils et se tourna vers Lily, tentant d'ignorer le regard inquisiteur des gardes.

“Silg n’est pas encore là?
- Sa Grandeur vous attend dans la cour, avec son armée.
- Son armée? Que voulez vous dire?”

Lily ne dit rien, une fois de plus, et pressa le pas, amenant Atia vers une porte qui déboucha sur une vaste cour centrale. Atia de plus en plus méfiante observait la frêle silhouette claire de sa guide avant de s’arrêter en voyant ce qui l’attendait dans la cour. Dans ce vaste espace formant un cloitre au multiple parterre de fleurs, se trouvaient assemblés des soldats ordonnés comme à la parade, tous droit et silencieux, tous en armes. Atia les observa un moment, surprise, avant qu’elle ne voit arriver vers elle un grand elfe blond, les cheveux courts, portant une armure d’or aux vêtements de pourpres, Silg. Chaque soldat se mit à genoux à son passage et se releva juste après, Lily fit de même lorsqu’il arriva au niveau d’Atia qui, pour sa part, resta parfaitement droite.

“Général Silg, vous voilà enfin, lança Atia, je commençais à croire que vous m’aviez oublié mais je...
- Sa Grandeur Silg, la coupa Lily d’un ton monocorde. Si vous voulez être exacte : Sa Grandeur Silg Gahem le favori solaire, Fléau de la Horde Troll, pourfendeur des non morts, triomphateur du vol bleu, pacificateur de Dalaran, libérateur de draenor et héros du peuple thalassien, si vous voulez user de son titre complet.
- … mais je suppose que vous aviez fort a faire, reprit Atia ignorant Lily.
- En effet, en effet, annonça Silg, je me devais d’être à la hauteur de l’événement et vous recevoir dignement. Après tout, tout mortel attend d’un être aussi sublime que moi rien de moins que la perfection.”

Atia l’observa quelques instants avant de hochement doucement la tete. Il était inutile d’argumenter avec lui, surtout vu la situation. Elle observa quelques instants les soldats mais aussi chercha du regard si d'invité flânait ici ou là. Mais elle ne trouva personne et revint à Silg.

“Suis-je la seule invitée de ce banquet?
- Vous l'êtes, répondit calmement Silg. Mesurez votre chance, je serais tout a vous durant tout une soirée. Mais gardez votre contenance, de grâce, je mesure votre enthousiasme cependant évitez de me sauter dessus, cela serait un entorse a l'étiquette.
- Je… ne saute pas sur les gens vous savez.
- Et votre humble moderation est appreciée, sachez le.”

Atia resta silencieuse un instant, elle avait toujours du mal à savoir s’il était sérieux ou non dans ces moments-là et son expression à la fois teintée d’arrogance et de malice n’aidait pas à se faire une opinion. cependant, il lui avait confirmé qu’elle était seule et se demandait ce que cela pouvait bien signifier tout comme cet attroupement militaire face a elle. Il afficha alors un sourire et lui prit la main.

“Mettons fin à votre trouble bien légitime et permettez que l’on débute la revue de ma glorieuse légion.
- Bonne idée, repondit calmement Atia.”

Silg la guida jusqu’à un groupe de combattants assez disparate, des orcs verts avec l’équipement d’Orgrimmar, des trolls de la jungle en tenue sombrelance, quelques saurent, gnolls et autres espèces. Ils semblaient peu investis par l’inspection mais étaient malgré tout silencieux. Ils saluèrent Silg, Atia et Édelweiss quand ils se présentèrent devant eut et le premier annonça:

“Voici les Lames Pourpres, ils ressemblent un certain nombre de mercenaires qui ont combattu à nos côtés à Pongara et à qui j’ai donné un emploi fixe et une solde régulière. Ils sont plutôt rebelles mais efficaces.
- Oui je me souviens de certain, ils ont fait du bon travail en Draenor.”

Les soldats inclinèrent la tête d’un air fier tandis que Silg se décala pour faire face à des cavaliers orcs brun tenant la bride de leurs worgs caparaçonnés. Ils étaient revêtus d'armure lamellaire, de cuir et de maille avec des boucliers ronds, de longue lames ou des haches. Ils étaient très probablement des Chanteguerres, ou d'autres clans proches, venus de Draenor.

“Les Crocs Pourpre, des auxiliaires de Draenor à qui j’ai donné l’asile et un emploi fixe. Ils sont d’excellent cavaliers qui ont également servi à Pongara.”

Atia les observa et hocha la tête, les saluant à la manière de Draenor avant de passer au groupe suivant. Cette fois les troupes étaient résolument locales. Une troupe d’elfe de sang, de semi-elfes et d’elfes reprouvés, tous revêtaient de solides armures de plaques argenté bordé d’or, exactement comme les gardes du manoir, portant également le bouclier pourpre à Lance d’or et les longues lancées dorées. Ils affichaient un air sûr d’eux, fier, discipliné, parfaitement en formation.

“Voici les Lances d’Or, le cœur de mon armée. Discipliné, redoutable, une élite parmi un peuple d’élite, annonça Silg avec une pointe d'arrogance dans le ton. Vous remarquerez d’ailleurs qu’ils ont des javelines emmanchées dans leurs boucliers, j’ai remarqué que certains de vos soldats faisaient cela, c’est une bonne idée que j’ai reprise.”

Les troupes de la Lance d’Or saluèrent Atia comme un seul homme, dès que Silg fit un geste, frappant leurs plastrons de leur bras armé, levant leurs lances et les reposant en frappant le talon au sol, d’un seul geste unique. Atia afficha une mine impressionnée et leur sourit, inclinant la tête, les soldats inclinant également la tête de manière synchronisée.

“Des hommes impressionnants que vous avez la Général.
- Dites “Votre Grandeur”, la reprit Lily, toujours impassible.”

Atia l’observa et ne dit rien tandis que Silg se mit à sourire et remercia Atia pour son compliment et Lily pour sa précision. La revue continua et la troupe suivante fut étonnante. Il s’agissait du Marteau de l’Empereur arborant fièrement leur bannière pourpre à marteau d’or. Chacun des ogres était revêtu d’une armure de plate intégrale et parfaitement ajustée, de facture elfique. Entre leurs mains, ils tenaient fermement leurs marteaux de guerre elfique adaptée à leur taille. La troupe était impressionnante visuellement mais l’était encore plus par leur calme et leur discipline. Tous ces ogres étaient au garde-à-vous, silencieux, immobile, le regard fixe. Ils n’avaient plus rien des brutes écervelés et paillardes qu’elle avait connu quelques mois plus tôt.

“Vous reconnaissez, je suis sûr, le Marteau de l’Empereur, annonça Silg avec un sourire arrogant en voyant la réaction d’Atia.
- Je dois admettre, c’est incroyable! Quel transformation en quelques mois. Je veux bien votre recette pour certains des esprits forts de ma troupe!”

Silg se mit à rire, tandis que la Légat continuait d’observer les ogres en armure et leur calme olympien, clairement impressionnée. Cette armée était étonnante, il affichait là des troupes auxiliaires de peuples alliées ou soumises, des auxiliaires de peuples étrangers et alliés de circonstance devenue ses hommes, un noyau dur national et une garde d’élite redoutable. Il semblait vraiment vouloir former une sorte d’entité impériale à sa gloire, exposant l’étendue de son influence. Une armée qui se revêlait aussi potentiellement dangereuses. Peut-être était-ce ça le but de la manoeuvre, l’impressionner, l’inquiéter et lui démontrer sa puissance.

Il reprit son chemin retournant vers la salle de réception, Atia le suivit sans un mot, dans ses réflexions et à peine eurent-ils passé le seuil qu’elle entendit les ogres s’exclamer:

“Comment on a gérer!!!
- Ouais! J’avais trop envi de pisser en plus!!!
- On est trop fort!!!
- On peut aller manger maintenant?!
- Ouais! faim!!!
- Keuha? c'était pas le jeu de la statue?!
- Qu’est-ce qu’il dit?!”

Atia ne put reprimer un rire tandis que Silg plaqua son gantelet sur son front en secouant la tete. Ils n’avaient pas tant changé que cela finalement.

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Re: [recit]Le Banquet pourpre

Message  Atia le Ven 6 Mai 2016 - 16:28

3e partie : La Pièce.



Atia se retrouvait attablée entre Silg à sa droite et Lily à sa gauche. Derrière, se tenait l'échanson, deux carafes sur son plateau doré. Elle était totalement entourée tandis que devant se déroulait un spectacle d’illusion. Des arcanistes et des acteurs jouaient une pièce de théâtre, les acteurs représentaient Silg et Atia, tandis que les arcanistes faisaient apparaitre figurants, décors et armées. La pièce représentait la campagne de Pongara de manière romancée et héroïque tandis qu’un barde servait de narrateur. Le chanteur utilisait toutes les possibilités du champ lexical laudatif pour parler du général et de ses exploits tandis qu’Atia était plutôt dépeinte comme une admiratrice contrariée du héros, feignant l’opposition à ses décisions pour ne pas avouer ses sentiments et sa dévotion secrète au grand personnage idéalisé. Silg affichait un air satisfait et curieusement détaché au spectacle. Il semblait vraiment croire que ce qui voyait était juste un récapitulatif de ce qui s’était passé, s’amusant de le revoir sans vraiment s’intéresser à ce qu’il savait déjà. Pour Atia, la mine évoquait plutôt un mélange de circonspection et de dépit, c’était tellement cliché et loin de la réalité...

Silg fit alors un signe à l’échanson qui servit une coupe au maitre et à Lily puis changea de carafe pour servir Atia. Elle haussa un sourcil à la vue de ce changement, toujours aussi méfiante et sur ses gardes. Le général lui dit alors paisiblement:

“Je me souviens que parmi vos quelques petits défauts, se trouve une certaine aversion pour l’alcool. J’ai donc fait le nécessaire pour cela, vous pouvez boire sans crainte.
- Ho, je vois. Merci en ce cas, dit Atia en prenant la coupe et observant son contenu.
- Allez-y, buvez, insista Silg en l’observant d’un air intéressé.
- Oui ne vous inquiétez pas, je le ferais quand j’aurais soif, dit Atia soudainement troublée par l’insistance de son hôte.
- Pourquoi hésiter? Vous pensez que je vous empoisonne? Demanda Silg avec un sourire en coin. Voulez-vous que Lily goûte avant?
- Ce ne sera pas nécessaire, soupira Atia avant de boire une gorgée.
- Félicitations, vous êtes encore en vie, ricana Silg avant de revenir au spectacle.”

Atia plissa les yeux face à l’humour douteux de son hôte puis fini sa coupe. Il fallait bien admettre cette boisson non alcoolisée était agréable, contrairement au spectacle qui se poursuivait sous ses yeux. Les serviteurs amenèrent alors profusion de plats sur la table, tous plus extravagants les uns que les autres. Des pâtés en croute de canard dans un plat d’or à la forme de l’animal, de la viande de sanglier dans un décor de légumineuse formant une forêt, chaque plat était ainsi mis en scène dans de la vaisselle dorée et aux formes thématiques. Le tout formait une magnifique exposition de dioramas que la légat ne put qu’admirer et songeait déjà à reprendre l’idée à son compte quand elle remarqua Lily. La froide et silencieuse jeune femme s’était figée, l'oeil grand ouvert de gourmandise, semblant visiblement lutter contre son envie de sauter sur la nourriture et son ventre grognant tel un séisme. Atia émit un petit rire.

“Elle est toujours comme ça face à la nourriture, annonça calmement Silg. Mais elle doit attendre que son maitre et son invité mangé pour commencer. Serons-nous assez sadiques pour la faire attendre?
- C’est tentant mais moi-même je ne résiste pas à ces plats, répondit simplement la Légat en se servant.”

Silg sourit, attendit un peu en regardant Lily puis prit aussi un plat ce qui sonna la curée pour cette dernière qui s’empara d’un plat après l’autre. Atia s’étonnant qu’elle puisse manger autant, aussi vite mais en même temps aussi proprement et avec une étrange dignité dans le geste. Et tandis qu'Atia dégustait, elle devait se rendre à l’évidence, tout ceci était succulent et heureusement que Sybile n’était pas là. Elle aurait sans doute fait une crise de jalousie, et personne n’a envie d’assister à une crise de jalousie de la soubrette tant elle devient une démone dans ces moments-là. C’est ainsi, alors que le spectacle se poursuivait et que le repas se déroulait sans encombre que les minutes s’égrainèrent jusqu’à ce que Silg reprenne la parole.

“Ce spectacle est amusant, même s’il se permet quelques entorses à la réalité.
- “Quelques”, vous dites? demanda Atia avec une pointe d’ironie.
- Oui "quelque", repris paisiblement Silg. Mais cela me rappelle surtout une chose essentielle, la guerre et les menaces ont ce pouvoir d’unifier les peuples, les cultures et les opinions. Il est dommage que cela ne résiste pas à la paix.
- Pourtant c’est pour la paix que nous combattons, rétorqua Atia en l’observant.
- Je ne condamne pas la paix, je condamne la guerre de nous faire oublier les problèmes et de les faire revenir de plus belle une fois partie. La paix revenu, notre pays va retrouver ses contradictions et ses divisions et c’est cela qui m’inquiète.
- C’est très possible oui, mais à quelles divisions faites vous allusions? Demanda la Légat, curieuse de le voir soudain si sérieux.
- Eh bien, n’avez-vous jamais songé que depuis des décennies, des siècles, les seuls alliés fiables que nous avons eus sont les draeneis? Une race étrangère a notre monde, que nous avons agressé injustement et qui est devenu la seule sur laquelle nous pouvons compter, en temps de crise, sans redouter de coup dans le dos?
- C’est un peu vrai mais aussi un peu exagéré, Quel’thalas peut se targuer d’avoir été une des nations avec la plus longue histoire diplomatique.
- À quels prix, rétorqua Silg. Ces singes imberbes à qui nous avons appris l’arcane nous ont trahis à trois reprises, quatre si on compte Arthas et Kelthuzad, les reprouvés nous a aidé pour mieux nous asservir dans leur quête de vengeance et de domination, les orcs nous ont utilisés comme pion a sacrifié au nom de l’ego de leur chef incapable. Songez à toutes ces alliances qui ont fait plus de mal que de bien. Le peuple en a bien conscience et le peuple se lasse de voir le régent envoyer ses troupes au sacrifice aux quatre coins du monde ou sur d'autres mondes plutôt que de reconquérir complètement les Terres Fantômes, de les purifier de la moindre souillure et d’aider à sécuriser notre frontière au côté de la Croisade d’Argent.
- Je comprends, mais c’est un investissement à long terme, aider la Horde nous garantis qu’elle pourra nous aider le moment venu.
- Et le moment, n’est-il pas venu à de nombreuses reprises? Fossoyeuse nous a aidés puis nous a enchainé pour qu’on les aide en Norfendre au mépris de notre besoin de réorganisation après le retour des Solfuries. Quand les amanis se sont réveillé où étaient Orgrimmar, les Pitons-du-Tonnerres, Fossoyeuse? Seul Vol’jin en quête de revanche sur ses cousins forestiers est venue ainsi que quelques membres de l’Alliance. Quand nos troupes étaient sacrifiées par Garrosh, qui nous a aidés a part lui-même? Garrosh et Jaina nous ont encore sacrifié à Dalaran si bien qu’on a dû faire cavalier seul pour détruire le Roi tonnerre puis qu’on a dû se révolter contre Orgrimmar. La Horde nous a exploités sans jamais nous aider réellement, les Terres-Fantomes le prouvent, la purge de Dalaran le prouve, Theramore le prouve.
- Mais la Horde reste un gage de sécurité, une menace contre nos ennemis potentiels.
- Vous croyez? ricana Silg. La Horde a fait de nous des ennemis de l’Alliance et cela est une menace réelle. Varian ne nous est pas hostile, Jaina l’est devenu à notre égare à cause de la Horde, les Kaldorei aussi, les nains aussi. La propagande du régent, soumis à Orgrimmar, vous fait croire que la Horde nous est nécessaire, mais les cartels prospèrent sans faction, le cercle canarien, Shattrath, la Croisade d’Argent et d’autres également. La Horde ne fait pas de nous une race protégée, cela fait de nous des ennemis de l’Alliance. La neutralité est la seule voie qui assurera la prospérité de Quel’thalas. Prenons la relève de Dalaran en devenant le centre magique du monde, ouvert à tous et sans discrimination! Devenons les diplomates et médiateurs qui aident les peuples et les factions à s’entendre! Devenons une armée qui fait fi des querelles de voisinage stériles et se dresse pour aider les peuples du monde à se dresser contre les vrais menaces. C’est là que ne réside le vrai avenir de Quel’thalas. Employons nos armées pour défendre nos terres et notre peuple puis après le monde, comme bien d'autres factions le font, pas pour quelques arpents de forêt loin de chez nous.
- Je… Je vois... dit Atia, en pleine réflexion. Vous avez peut-être raison… Mais ce n’est pas un objectif simple, Fossoyeuse et d’autre risques de nous considéré comme ennemis si nous quittons la Horde, comme des traitres et non comme des neutres.
- Je doute que qui que ce soit n’ait envie d’une nouvelle guerre et encore moins de voir une Bombe de Mana s’écraser sur sa capitale, Légat. C’est une menace qui pourrait assurer la paix. Répondit Silg avec un sourire mauvais. Mais je suis sur qu’avec du doigté et de la diplomatie nous pouvons assurer notre neutralité sans avoir à faire planer cette menace. Je suis même sûr que certains “tribaux” seraient soulagés qu’on ne soit plus membre de la Horde. Avant de dire que c’est impossible, il faut essayer, se renseigner, sonder. Il faut que Quel’thalas brise ses chaines et se construise un avenir radieux mais pour cela il faudra un chef fort et non un soumis. Et je peux être ce chef et je vous veux à mes côtés quand le moment viendra, vous et vos hommes!”

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Re: [recit]Le Banquet pourpre

Message  Atia le Ven 27 Mai 2016 - 16:15

Chapitre final : le dessert



La proposition avait laissé Atia dubitative. Il fallait dire son argumentation avait du sens mais les problèmes étaient multiples. D’une, elle avait de nombreux proches dans la Horde et des frères d’armes de toutes les races donc se voyait mal les abandonner. De deux, elle était loyale au régent qui avait su guider le peuple dans les moments difficiles, avec des erreurs parfois certes mais il avait été là. Et surtout, cet argumentaire venait de Silg et elle se méfiait de lui. Sa position était ainsi délicate et elle se contenta de répondu qu’elle allait réfléchir et étrangement, il n'insista pas, hochant simplement la tête. Il avait instillé le doute et une idée, il ne lui en fallait probablement pas plus. Pour le moment du moins.

Elle but une nouvelle gorgée de son délicieux nectar, observant tour à tour Lily toujours dévorante et Silg qui mangeait d’un air distrait tandis que la pièce de théâtre touchait à sa fin. Le grand final était arrivé avec le triomphe de Silg sur la Légion écrasée et humiliée et l’héroïne, le regard brillant d’admiration, qui avouait à demi-mot son amour pour le si brillant général. Atia soupira en se disant qu’elle allait devoir financer un bon nombre d’artistes pour contrer cette vision de l’histoire et éviter qu’elle ne deviennent officiel dans les siècles à venir. Utiliser Neamhan et quelques peintres ne suffirait clairement plus à ce niveau.

Le spectacle achevé, vinrent les desserts. Une fois de plus, ce fut un délice pour les yeux autant que les narines. Chaque pâtisserie se voyait à nouveau mise en scène dans de somptueux décors de crème, de caramel sculpté et de meringues. Avec ceux-ci vinrent des boissons chaudes des quatre coins du monde, des infusions de chardon, de chardon sanglant, de mélisse, d’anis et aussi du chocolat de Strangleronce et de Kalimdor, des thés pandarens et autres boissons exotiques. Le maitre des lieux montrait une fois de plus son opulence. Pendant ce temps face au convive arrivèrent une étrange petite foule de jeunes gens revêtus de simple toge blanche et vaporeuse ne laissant que peu de place l’imagination. Atia haussa un sourcil en les observant alors qu’ils se repartirent en couple ou en petit groupe, là un homme et une femme, ici deux hommes, là deux femmes, là deux femmes et un homme, ici deux hommes et une femme, etc. Tous ces petits groupes formés, ils commencèrent à s’embrasser, se caresser et se débarrasser de leurs toges avec une sensualité exacerbée. Le spectacle prit très vite une forme de plus en plus explicite et perverse quand, après quelques minutes, ils s’accouplèrent dans un chœur de gémissement de plaisir.

Atia observa la scène, la tete légèrement inclinée sur le côté, affichant un air dubitatif et un peu étonné de voir cela ici. Puis, après quelques minutes de contemplation étonnée, elle finit par sourire d’amusement reprenant son dessert, se délectant des saveurs qui s’offraient à elle. À son côté, Lily affichait un visage écarlate et clairement mal a l’aise tandis que Silg observait avec une mine indifférente. Les ébats se poursuivirent longuement et Lily prétextant un besoin pressant s’éclipsa à petites foulées, disparaissant derrière un rideau ce qui provoque un petit rire de la légat.

“Visiblement, elle est trop prude pour ce spectacle, glissa Atia d’un air amusé.
- Il semblerait, annonça avec un ton las le maitre des lieux, pourtant je trouve toujours cela plaisant à observer, n’est-ce pas?
- Certes mais en toute honnêteté, pour ce genre de chose je préfère la pratique a l’observation, annonça Atia d’un air malicieux.
- Vraiment? Vous pouvez y aller si cela vous chante, je ne vous en empêcherais pas, cela ajoutera même un peu de piment.
- Sans façon, je suis une honnête et digne femme mariée allons, répondit Atia calmement.
- Certes, certes. Pour ma part je ne participe pas car je n’ai trouvé nulle femelle ou mâle digne d’être sailli par moi. C’est tout le drame de ma vie même si je pense connaitre une femme digne d’être épousée.
- Vraiment? demanda Atia soudain intéressée par le ragot. Et qui est-ce?
- Ho vous la connaissez, très bien même, dit Silg en buvant une rasade de vin, son lignage est exceptionnel.
- Évidemment, maugréa un peu Atia, Almeda Eirwen de Lud Caerwyn qui se donne le titre de princesse et d’héritière de Quel’thalas.
- Précisément, répondit Silg avec un sourire aux lèvres, une personne délicieuse a ce qui paraît et qui se voit malheureusement contraint de travailler pour votre famille car ce pays ne sait reconnaitre la noblesse des gens. Un tort que j’espère bien réparer.
- En parlant de tort. Il me semble que vos hommes ont tenté de l’enlever durant la campagne de Pongara et que cela a échoué, hum?
- Allons, allons, il s’agissait juste de partisans enjoué et pressé de me la présenter. Ce n'était en aucun cas un rapt et encore moins un ordre émanant de mon auguste personne. Je suis juste calomnié par cet infirme qui se donne un nom d’oiseau. Rouge-Gorge, quel être sensé se donnerait un tel titre.
- Les oiseaux sont des éclaireurs formidables, ils voient tout en surplombant la terre et son difficilement accessible, cela n’est pas si fou.
- Peut-être, j’ai choisi pour emblème un aigle conquérant, puissant et couronné par le soleil, donc je comprends l’intérêt des oiseaux mais la rouge gorge n’est guère noble. Enfin peu importe, annonça Silg avec un geste de la main. J’aimerais vivement rencontrer la Princesse et donc que vous desserriez l’étau autour d’elle. Je comprends votre désir de protéger une jeune fille convoitée mais vous ne pouvez l’empêcher de s’épanouir et de rencontrer des gens de ma stature.
- Comme vous dites, je souhaite la protéger des intrigants tant qu’elle n’aura pas la sagesse de lire entre les lignes et de détecter les intentions des courtisans. Et vous, vous souhaitez la rencontrer uniquement car elle est noble et ambitieuse. C’est justement de ce genre de chose que je la préserve.
- Voilà qui est amusant, annonça Silg en se tournant vers Atia. Vous me traitez d’ambitieux, je ne m’en cache pas, c'est vrai, mais vous? Pourquoi garder sous votre coupe une jeune fille d’un tel lignage? Pourquoi mettre un tel étau autour d’elle si ce n’est pas pour la formater à servir vos intérêts? Après tout, rappelez-moi quel est son poste dans votre maison?
- Je la garde car je suis une mère et que je vois une jeune fille à qui on a bourré la tete d'idées saugrenues. Mon instinct maternel me pousse à l’armer pour faire face au monde réel et à la politique. C’est pour cela qu’elle occupe effectivement le poste de chargée de communication et d’organisatrice de banquet. Cela la confronte à ce monde tout en ayant la supervision bienveillante de ma cousine et de moi-même.
- C’est si touchant, vraiment. Cependant, les faits sont là, vous la contrôlez et vous servez d’elle.
- Je fais cela pour la protéger, pas pour me servir d’elle, rétorqua Atia semblant s’agacer de la discussion.
- Qu’importent les intentions, le résultat est le même, elle est votre “prisonnière”. Avec moi, elle sera comblée, elle aura le pouvoir, le prestige, l'argent. Elle ne manquera de rien. Elle aura tout ce qu’elle souhaite et moi j’aurais ce que je souhaite. Tout le monde sera content.
- Peut-être, peut-être pas, il n’empêche qu’elle est encore trop jeune.
- Elle a 18 ans, Sylvanas à cet âge était déjà forestière et à 20 ans elle était déjà officier. L’âge n’est pas vraiment un critère pour une espèce comme la nôtre et vous ne pourrez pas éternellement l’empêcher de décider par elle-même.
- Certes mais elle a déjà suffisamment subi, insista Atia. Vous semblez bien connaitre son histoire et ce qu’elle a traversé. vous connaissez donc le sauvetage que mon ordre a dû organiser pour elle et le conflit qui a suivi. Le fait que vous ayez vendu des artefacts à cet Anilmarion qui a tenté de l’enlever et qui a plongé Tol Alba dans le sang ne me rassure guère.
- Les affaires sont les affaires, je vends et peu importe ce que les autres font avec mes marchandises. Vous êtes bien placé pour le savoir Silverswell, très bien placé, rétorqua Silg d'un ton acide. Et oui je connais son histoire et ce qu’elle vous doit et moi aussi, par extension, vu que vous avez sauvé ma future épouse. C’est pour cela que je prends la peine d’en discuter posément plutôt que de vous contraindre à la libérer.
- tiens? me contraindre, je serais curieuse de voir cela.
- Cela n’arrivera pas, du moins probablement pas et ne nous enlisons pas dans ce genre de théorisation. Vous êtes intelligente, du moins pour une femme, qui plus est roturière, vous ferez le bon choix.”

Atia ne répondit pas, visiblement contrariée, et un silence s’installa, uniquement perturbé par les bruits et gémissement de l’orgie qui se déroulait devant eux. À mesure que les extases se succédaient, les groupes et couples exténués se retiraient peu à peu, laissant s’imposer un peu plus le silence. Finalement Silg reprit la parole calmement.

“Il semble que ce spectacle s’achève.
- Il semblerait oui, dit froidement Atia.
- Allons ne laissons pas notre désaccord ternir cette soirée, répondit Silg d’un ton amical. Maintenant que nous sommes repus, j’aimerais vous proposer de nous rendre dans mes thermes privés, j’ai des bains brulants ou froids à votre préférence. Nous pourrons nous y détendre, qu’en dites vous?
- Je prends le bain glacé, lança Lily qui était réapparu soudainement, une fois la “noceurs” disparu.
- C’est tentant, annonça Atia qui sortit sa montre à gousset. Quoi que… Il se fait tard et vous savez que nous autres, les roturiers, devons-nous lever tot, surtout quand on est à la fois marchande et militaire.
- Ho je connais assez mal les pratiques du petit peuple mais je vous crois. Ma foi, nous aurons bien d'occasion en ce cas.”

Il se leva pour saluer Atia qui remercia l’hôte pour son repas et Lily la raccompagna à la sortie. Au même instant, ses gardes du corps vinrent à elle, en bonne santé. Finalement tout c’était à peu près bien passé même si Silg se montrait ouvertement entreprenant dans ses ambitions. Elle allait devoir se montrer prudente et attentive. Puis tout se mit soudain en place dans sa tête. L'isolement pour l'inquiéter et lui donner un sentiment de vulnérabilité. La démonstration de cette armée pour l'intimider un peu plus et avoir l'air puissant et rassurant. "L'encerclement" pendant le repas pour la contraindre, les spectacles pour l'influencer. Le premier politiquement exagère pour rendre son discours politique plus percutant, le pervers pour rendre le projet de mariage plus acceptable. La débauche de plat pour montrer sa richesse et enfin les thermes pour la mettre à nu et donc à nouveau vulnérable et sans masque. Il avait pensé a tout. Atia soupira, il était décidément plus malin qu'il en avait l'air...

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